Thérapie adolescents 13 - 18 ans

La thérapie pour les adolescents : un chemin vers soi

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L’adolescence est une période de transformation intense. Le jeune cherche progressivement à construire son identité, à gagner en autonomie, à trouver sa place parmi les autres et à se projeter dans l’avenir.

Mais cette période peut aussi être traversée par des moments de doute, de fatigue, de colère, d’anxiété ou de perte de confiance.

Certains adolescents ont du mal à mettre des mots sur ce qu’ils vivent. Ils peuvent alors se refermer, devenir plus irritables, perdre leur motivation, entrer davantage en conflit avec leur entourage ou donner l’impression que « tout va bien » alors qu’ils se sentent intérieurement dépassés.

L’accompagnement offre un espace où le jeune peut parler sans avoir à répondre aux attentes de l’école, de la famille ou de son entourage, comprendre ce qui se passe pour lui et construire progressivement ses propres repères.

Un espace qui appartient aussi à l’adolescent

À cet âge, il est important que le jeune puisse disposer d’un espace dans lequel sa parole est accueillie avec respect.

Il peut y aborder ce qui le préoccupe : émotions, relations, difficultés scolaires, confiance en soi, solitude, conflits familiaux, orientation, pression sociale ou simplement cette sensation parfois difficile à expliquer de ne plus savoir exactement où il en est.

L’objectif n’est pas de lui dire ce qu’il doit penser ou devenir, mais de l’aider à mettre du sens sur ce qu’il traverse et à trouver ses propres ressources.

Le cadre est adapté à son âge, à sa personnalité et à sa manière de communiquer.

Quand proposer un accompagnement ?

Un accompagnement peut être utile lorsque l’adolescent traverse notamment :

  • une anxiété importante ;
  • une perte de confiance ou une mauvaise image de lui-même ;
  • une irritabilité ou des émotions difficiles à réguler ;
  • des difficultés scolaires ou une démotivation importante ;
  • un sentiment de décalage ou d’isolement ;
  • des difficultés relationnelles ou amicales ;
  • des conflits familiaux répétés ;
  • une période de harcèlement ou de rejet ;
  • des difficultés à se projeter dans son orientation ou son avenir ;
  • un changement familial ou personnel important ;
  • une fatigue importante liée aux efforts d’adaptation.

Parfois, le jeune ne demande pas lui-même d’aide. Les parents observent simplement qu’il se replie, qu’il semble plus fragile ou que quelque chose a changé.

La première étape consiste alors à essayer de comprendre ce qui se joue, sans tirer trop rapidement de conclusions.

Une spécialisation autour de la neuroatypie

Une attention particulière est portée aux adolescents concernés par un TSA, un TDAH, un haut potentiel intellectuel, une hypersensibilité importante ou un fonctionnement neuroatypique encore en questionnement.

À l’adolescence, certaines particularités peuvent devenir plus difficiles à compenser.

Les exigences scolaires augmentent, les relations sociales se complexifient, l’autonomie devient plus importante et l’environnement attend progressivement du jeune qu’il organise lui-même son travail, anticipe, gère son temps, ses émotions et ses relations.

Pour certains adolescents neuroatypiques, cette accumulation peut devenir particulièrement coûteuse.

Ils peuvent se sentir constamment en décalage, avoir l’impression de faire beaucoup d’efforts pour paraître « comme tout le monde », se retrouver épuisés après les journées de cours ou avoir du mal à comprendre pourquoi des choses qui semblent simples pour les autres leur demandent autant d’énergie.

Le travail peut alors porter sur :

  • la compréhension de son propre fonctionnement ;
  • la régulation émotionnelle ;
  • la surcharge sensorielle ou cognitive ;
  • l’organisation et les fonctions exécutives ;
  • la fatigue liée à la compensation ;
  • les relations sociales ;
  • l’estime de soi ;
  • les transitions et les imprévus ;
  • l’orientation scolaire et la projection dans l’avenir.

L’objectif n’est pas d’apprendre au jeune à mieux masquer ses difficultés.

Il s’agit au contraire de l’aider à identifier ce dont il a besoin, comprendre ses limites, reconnaître ses forces et trouver des stratégies qui lui correspondent réellement.

Un diagnostic n’est pas nécessaire pour commencer un accompagnement. Lorsque certaines difficultés nécessitent une évaluation spécialisée, une orientation vers les professionnels compétents peut être envisagée.

Retrouver confiance sans demander au jeune de devenir quelqu’un d’autre

L’adolescence peut renforcer les comparaisons avec les autres.

Certains jeunes finissent par se définir uniquement à travers ce qu’ils pensent ne pas réussir :

« Je suis nul. »
« Je suis bizarre. »
« Je n’arrive jamais à faire comme les autres. »
« Je ne sais pas ce que je veux faire. »
« Rien ne m’intéresse. »

L’accompagnement permet progressivement de déplacer ce regard.

Il ne s’agit pas de nier les difficultés, mais d’aider l’adolescent à mieux comprendre ce qui lui appartient, ce qui relève de son fonctionnement, ce qui l’épuise et ce sur quoi il peut s’appuyer.

Retrouver confiance commence souvent par pouvoir se regarder avec davantage de justesse.

La place des parents

Les parents restent importants, mais l’adolescent a également besoin que son espace de parole soit respecté.

Des temps d’échange avec les parents peuvent être proposés lorsque cela est utile, tout en préservant un espace propre au jeune. La HAS recommande d’ailleurs, dans l’évaluation des difficultés psychiques à l’adolescence, qu’un temps puisse être consacré à l’adolescent seul afin qu’il puisse parler plus librement de ce qu’il vit.

L’objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre ce qui se joue et, lorsque les relations sont devenues tendues, de retrouver progressivement une communication plus apaisée.

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